Culture et Patrimoine

 

La chapelle Saint-Louis

De style roman, la Chapelle a été construite en 1668. Elle fut dédiée à Saint-Louis en hommage au passage du roi Louis XIV (1638-1715) au hameau de Toucas, en février 1660, alors qu’il visitait ses Etats de Provence et se rendait à Cotignac avec sa mère, prier la Vierge de Notre Dame des Grâces d’avoir favorisé et permis sa naissance.

La Chapelle fut érigée grâce à un don de Désirée de Cauvet qui, veuve de Bernard de Forbin, avait épousé le Marquis de Vignol, propriétaire de terres dans la région.

A sa mort, le Marquis de Vignol fut inhumé dans la chapelle de Valaury. Son épouse Désirée de Cauvet avait exprimé le souhait d’être enterrée près de son second mari. Mais son fils Gaspard, à qui ce remariage avait déplu, la fit enterrer dans la crypte des Forbin, en l’église Saint-Michel de Solliès-Ville, près de son premier époux. 

Pour en savoir plus

La Fontaine

Située à deux pas de la chapelle Saint-Louis, la fontaine est présente depuis plusieurs siècles et permettait aux habitants, jusqu’à l’arrivée de l’eau potable en 1977, de s’abreuver et de laver le linge dans le bassin attenant. On remarquera la présence d’une petite vasque où, jadis, les mulets et les ânes venaient boire.
L’eau arrive du fin fond du vallon, de la source du Revestet.

Jusqu’aux années 1960, tous les soirs d’été, on fermait l’arrivée d’eau. Celle-ci était dérivée vers une citerne dont on voit, encore de nos jours, l’emplacement. Les joueurs de boules qui occupaient la place du Hameau, alors non goudronnée, profitaient de l’eau fraîche pour boire leur pastis. C’étaient les enfants du hameau qui étaient invités à faire arriver cette eau, en tournant la roue qui actionnait la montée des godets remplis d’une eau limpide.

De nos jours, la roue a disparu. Le lavoir n’accueille plus de “bigadières” et leur battoir, mais de nombreux poissons rouges protégés du soleil par des nénuphars. Le temps a passé mais pas le murmure de l’eau qui s’écoule.

La Place du hameau

Elle jouxte la chapelle et se trouve en plein centre du hameau. De là partent presque toutes les rues et notamment celle qui conduit au cimetière. Actuellement goudronnée, elle fut très longtemps en terre battue et les boulistes y venaient régulièrement disputer des parties acharnées où l’on jouait souvent les “Jeunes” contre “les Vieux”. Les habitants pouvaient regarder, assis sur le “bancau” de pierres longeant la chapelle.

De nos jours, plus de joueurs, plus de bruits des boules frappées l’une contre l’autre, plus d’interpellations homériques et à haute voix. Le silence, et pourtant le Hameau en 1960 ne comptait qu’une quinzaine d’habitants contre soixante aujourd’hui. 

La Bibliothèque de rue

Actuellement, la cabine téléphonique du Hameau a été transformée et aménagée en bibliothèque par “l’association du Hameau de Valaury”. Chacun peut emporter un livre de son choix, le remettre à sa place ou le remplacer par un autre. A l’intérieur de cette cabine, on trouve également un panneau d’informations concernant l’Association.

La cabine téléphonique, installée vers 1960, n’a plus son utilité première, d’où sa reconversion en bibliothèque de rue. Auparavant, se trouvait, là, le seul téléphone de Valaury. Quand la sonnerie retentissait, une personne se trouvant dans les parages, décrochait et criait le nom du destinataire. On pouvait aussi appeler : une boîte en fer blanc fermée par un couvercle percé d’une fente, recevait les pièces du paiement. Jamais l’argent ne manquât. Il y en eût toujours plus. Puis le progrès aidant nous eûmes un téléphone à pièces, puis à carte et enfin l’appareil fut enlevé par les PTT.